Sur un pied d'alerte

 

 

     

  

 

 

 

 

 

 

Le modèle SECI de Nonaka et Takeuchi

 

Texte de Ivain Alexandre

 

 

Le modèle SECI de Nonaka et Takeuchi a pour but d'expliciter le phénomène de production, d'utilisation et de diffusion de connaissances au sein d'une organisation, notamment, dans le milieu industriel. On cherche à comprendre le processus de transformation d’informations tacites en informations explicites.

 

Mais tout d'abord, deux définitions

 

Le savoir tacite : il est enraciné dans l'action, dans les routines, dans un contexte spécifique. Les connaissances tacites regroupent les compétences innées ou acquises, le savoir-faire et l'expérience. Elles peuvent s'assimiler au capital intellectuel d’une entreprise. Le savoir tacite est donc ce qui peut augmenter la productivité personnelle au niveau individuel ainsi que l'avantage concurrentiel au niveau de l'entreprise.

 

Le savoir explicite : Il renferme les connaissances codifiées et transmissibles en un langage formel et systématique. Les savoirs explicites sont des connaissances clairement énoncées ou énonçables. Ces connaissances sont facilement transférables physiquement, car elles sont stockables matériellement : un document papier peut être transféré par la poste, et un document électronique peut être diffusé par une messagerie électronique ou via un site web. Le savoir tacite est donc la production de données au niveau individuel et la gestion électronique documentaire au niveau de l'entreprise.

 

De quoi s'agit-il ?

 

Créé en 1988 par les Japonais Ikujiro Nonaka et Hisayuki Takeuchi, le modèle SECI considère que le but premier de l'entreprise est de se démarquer de ses concurrents et ainsi de s'imposer sur le marché. Cette avance sur les concurrents s'obtient grâce à l'intelligence collective de l'entreprise. Le modèle s'insère donc dans une mouvance relativement récente : la gestion des connaissances au sein d'une entreprise.

 

Dans quelles circonstances l'utiliser ?

 

Le modèle crée par Nonaka et Takeuchi semble correspondre totalement au milieu entrepreneurial japonais. Cependant, il est beaucoup moins adapté aux entreprises occidentales. En effet, au Japon, la dimension de groupe et de travail d'équipe est beaucoup plus développée que dans nos pays. Malgré cela, ce concept peut être très utile lorsqu'une entreprise cherche à "recenser" son capital intellectuel.

 

Courte description du principe de fonctionnement

 

Procédons avec un exemple : les échanges informels devant une « machine à café » (connaissance sympathique) se transforment progressivement en concepts (connaissance conceptuelle). Ceux-ci sont combinés pour former un système (connaissance systémique) qui est alors opéré, intériorisé - c'est le retour vers l'implicite (connaissance organisationnelle) - et on se retrouve finalement devant la machine à café. Mais c'est une nouvelle machine et le café est meilleur. La boucle recommence et la spirale de connaissance est amorcée.

 

On peut schématiser ce processus au moyen d’une spirale appelée « Spirale de connaissances » :

 

 

Les quatre modes de la conversion de la connaissance agissent les uns sur les autres dans ce modèle. L’idée est qu'après chaque phase du SECI, la phase précédente enrichit la suivante et ainsi de suite. De ce fait, c’est une véritable spirale qui se développe, permettant de créer à son tour de nouvelles spirales. La spirale devient de plus en plus grande durant son évolution.

 

 

 

 

 

Le modèle SECI de Nonaka et Takeuchi nous permet de comprendre les mécanismes d'obtention d'informations dans les entreprises, qui peuvent donc assurer leur place face aux concurrents. Concrètement, dans l'entreprise, ce modèle peut se schématiser ainsi :

 

Forces et faiblesses

 

L'un des grands avantages de ce modèle est que la connaissance tacite que chaque individu apporte est convertie et amplifiée par la spirale de la connaissance, représentée ci-dessus. De plus, cette méthode est très dynamique, et permet la création de connaissances.

 

Temps/Difficultés d'apprentissage

 

Ce modèle ne demande pas beaucoup de temps d'apprentissage. Cependant, comme tout concept, ce n'est pas le temps d'apprentissage qui est vraiment à prendre en compte, mais le temps d'appropriation de ce concept.

 

Outils de fonction similaire

 

Le modèle SECI de Nonaka et Takeuchi fait partie d'un ensemble, le Knowledge Management. Ainsi, il n'existe peut-être pas d'équivalent direct au travail de Nonaka et Takeuchi, mais on peut l'inscrire dans une recherche générale de la gestion des connaissances.

 

Supports logiciels

 

Ce sujet ne peut pas faire l'objet d'une informatisation.

 

Bibliographie/Webographie

http://www.syre.com/Nonaka.htm

http://www.alexandreperrin.com/dea/Lesmodesdetransformationdesconnaissances.html#Topic31   

http://japknowledgement.canalblog.com/  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances#Outils_de_gestion_des_connaissances

 

Source : http://www.inventive-design.net/component/option,com_frontpage/Itemid,1/

 

 

 

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